En quelques mois, notre quotidien a basculé dans un flou géré d’une main de maître pour certains ou péniblement dans l’urgence pour d’autres. Entre télétravail, chômage partiel et enfants à la maison de nouvelles problématiques familiales ont vu le jour. Il a fallu un temps d’adaptation et d’acceptation parfois douloureux pour repenser notre quotidien et surmonter cette période inédite. Aujourd’hui faisons l’état des lieux de nos “loupés” et trouvons ensemble des clés pour ré instaurer une ambiance apaisée à la maison

 

Une période stressante pour les parents et les enfants

Depuis mi-mars, la vie de nombreuses familles a totalement changé. Entre adaptation à de nouvelles conditions de travail, ou d’horaires et fermetures des crèches et des écoles, il a fallu repenser le rythme de la maison

Par ailleurs, de nouvelles émotions se sont invitées et ont parfois envahit nos esprits : peur pour la santé de nos proches, isolement de personnes dépendantes, crainte de perdre son job etc. Il est légitime de se sentir parfois dépassé ou impuissant et de se réfugier dans des comportements de repli face au stress généré par l’incertitude. Gérer de front la logistique des repas, du travail, des devoirs à la maison a créé une nouvelle forme de charge mentale en huis clos. 

Selon Gabrielle Carré, coach parental, une des problématiques qui a été la plus exacerbée durant le confinement est la question des écrans. Il est vrai qu’un (ou deux…  ou plus) dessin animé pendant la journée, cela permet aux parents de pouvoir s’accorder des temps de concentration plus efficaces et productifs. Aucun jugement, vous avez fait de votre mieux et pour ça, bravo !

 

Cependant, il est vrai que la culpabilité nous gagne face à l’usage des écrans. Le site Le Bon Usage des Ecrans décrit les risques liés à une surconsommation par les jeunes enfants. Ils se regroupent en 5 groupes :

  • Impact sur le développement du cerveau et sur l’apprentissage des compétences fondamentales. En effet, on peut noter un retard dans l’apprentissage du langage ainsi qu’un fort impact sur le parcours scolaire en cas de surexposition aux écrans ;
  • Une baisse des capacités de concentration et d’attention ;
  • Menaces sur le bien-être et l’équilibre de l’enfant. Les écrans augmenteraient les comportements anxieux ou de dépression chez les plus petits ;
  • Impact sur le comportement. Une trop grande exposition rendrait les enfants plus impulsifs et violents ;
  • Risque pour la santé. Cette catégorie représente une conséquence d’une trop grande consommation d’écran. En effet, les écrans ont tendance à augmenter les moments de grignotage et enlèvent une partie du temps accordée à des activités physiques.

Vous vous sentez concerné? Pas de panique, vous pouvez tout à fait redresser la barre en réajustant la consommation si elle a été un peu excessive.  Que ce soit pour les écrans ou pour toute autre “mauvaise” habitude prise pendant le confinement, il existe une solution. Accrochez-vous, notre experte, Gabrielle Carré, vous livre ses meilleures astuces !

Comment corriger les écarts ?

Avez-vous remarqué à quel point les mauvaises habitudes s’installent rapidement et de manière tenace ? Le couché plus que tardif, la diversité des repas qui s’essouffle et qui peut “exceptionnellement” être pris devant la télé, l’absence de travail…. La liste est longue et dépend du contexte de chacun. Est-il encore possible de changer les choses ? La réponse est oui !

Gabrielle Carré propose une approche concrète et bienveillante et offre une méthode pour régler les problèmes récurrents avec vos enfants.

Pour mieux comprendre cette méthode, nous allons l’appliquer au cas spécifique des écrans en ré-instaurant les règles d’usage.

  • Discussion préparatoire : Cette phase est primordiale. Elle doit, si possible, être anticipée un maximum avant la mise en place de la règle. Prenez un moment calme et court pour expliquer la nouvelle règle à votre enfant. Ensuite, faites-lui reformuler la règle. Le fait de reformuler va lui permettre d’intégrer en partie ce nouveau fonctionnement. Répétez si possible cette étape sur plusieurs jours.

La règle peut, par exemple, être : “Tu as le droit aux écrans pendant 30 minutes vers 16h quand tu as terminé tous tes devoirs”.

  • Le compliment descriptif : Après la théorie, place à la pratique ! C’est le moment de voir si votre petit a enregistré la nouvelle règle. Laissez-le gérer la journée de façon autonome, puis, venez vérifier s’il a bien respecté les conditions. Ne le grondez pas si ce n’est pas le cas, prenez le temps de pointer les accomplissements positifs !

Pour reprendre l’exemple des écrans : “Tu as terminé tes maths et ton anglais. C’est très bien et sérieux. Il te reste ton français, tu le feras à 15h ?”

  • L’écoute empathique : Il est important de chercher à comprendre les difficultés que rencontre votre petit. Posez-lui des questions et ne soyez pas dans le jugement. C’est le moment d’essayer de se mettre à sa place et de savoir pourquoi il agit ainsi.
  • Récompenses et conséquences : La récompense ? Ce n’est pas plus pas moins que la règle que vous avez fixée au départ. Dans notre exemple, 30 minutes d’écran après les devoirs. Si les conditions ne sont pas réunies, nous parlerons alors de conséquences (et non de punition). Votre enfant n’a pas respecté sa part du marché, il n’a donc pas accès aux écrans.

Pour que cette méthode fonctionne, il est très important de s’y tenir et de ne pas craquer. Votre enfant ne vous aimera jamais moins parce que vous lui fixez un cadre, au contraire ! On croit en vous, vous pouvez le faire !

 

Réinventer un rythme quotidien

Si l’avenir semble petit à petit tendre vers ce que l’on connaissait “avant”, Déconfinement : quelle organisation familiale ?l’organisation du travail pourrait bien être modifiée sur le long terme. La notion de télétravail a été éprouvée et son efficacité est désormais évidente. Elle pourrait donc s’installer de façon pérenne dans le quotidien de nombreux parents. Cependant cela implique que les enfants puissent reprendre un rythme à l’extérieur du domicile. En effet, il n’est pas rare que les amplitudes horaires des parents se soient étendues en période de télétravail. Les temps de concentration étant plus favorables à la productivité une fois les enfants couchés. 

La frontière entre vie perso et vie professionnelle tend à être plus perméable que jamais. Il reste capital de reconstruire des repères pour chaque membre de la famille, toujours dans une approche d’éducation bienveillante. Délimiter de nouveaux territoires d’expression pour recréer une organisation familiale clairement définie, compréhensible et acceptée de tous.  

 

Si certains de vos enfants ne reprennent pas l’école ou la crèche avant septembre, le dialogue et l’instauration de règles claires va donc devenir la clé d’une vie familiale épanouie. Ca tombe bien ! Avec les pistes de notre coach parental, vous avez déjà un pied dedans ! À vous de jouer !

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