Réduire la charge mentale - Choisir Ma Crèche

Cette année, on réduit la charge mentale

Depuis quelques années, on entend beaucoup parler de la charge mentale. Aujourd’hui encore, elle pèse en grande majorité sur les femmes actives qui frôlent souvent le burn-out. Plus largement, la charge mentale est un sujet à traiter en profondeur dans l’environnement de travail quel que soit le genre. Comprendre les causes de cette charge mentale et comment en venir à bout.

Identifier la charge mentale dans la sphère privée

Certainement le type de charge mentale le plus connu, la gestion d’un foyer nécessite une organisation hors pair. La plupart des femmes exécutent de manière pratiquement invisible un second job chronophage c’est la charge mentale domestique. Source de stress et de surmenage, cette charge mentale est un enjeu pour les entreprises. En effet, à long terme celle-ci vient à peser lourdement sur la performance des équipes. 

La charge mentale, qu’est-ce que c’est ?

Selon les sociologues et chercheurs la notion de charge mentale correspond à l’ensemble des tâches quotidiennes et essentielles à la gestion et la planification de la vie professionnelle et privée. Parallèlement, la majorité de ces tâches sont exécutées par la même personne dans le couple. Ce phénomène de saturation de l’esprit concerne principalement les mères de famille, (elles prendraient en charge 64% des tâches domestiques et 71% des tâches parentales) bien que les hommes y soient de plus en plus sujet (46% des hommes ont le sentiment d’être responsable du ménage, contre 92% des femmes en couple). Les conséquences ? Un épuisement quotidien lié à un travail invisible, ainsi qu’un mal-être constant. En effet, et comme le dit Emma, l’auteure du livre “Fallait demander”, “la charge mentale, c’est le fait de toujours devoir y penser.”

  • Penser au fait qu’il faut ajouter les cotons tiges sur la liste de courses,
  • que c’est le dernier délai pour inscrire les enfants au centre de loisir pour les vacances scolaires,
  • et qu’on est en retard pour les étrennes de la babysitter

Lorsque l’épuisement est atteint, un burn-out peut arriver. De la même manière qu’un burn-out professionnel, c’est l’accumulation de contrariétés, de fatigue, de frustrations qui crée la bascule et que le corps lâche à son tour. Dans tous les cas, le principal reste de communiquer afin de comprendre et mettre en place des améliorations de la part de chacun.

3 conseils pour réduire la charge mentale domestique 

1/ Cesser de culpabiliser et déléguer 

Très souvent les femmes s’attribuent les tâches domestiques dans un souci de perfection. Mais la quête d’une perfection éphémère est le corollaire inévitable d’ un épuisement encore plus important. La clé, c’est de ne pas hésiter à demander de l’aide. Être explicite, communiquer, dire ce dont on a besoin. C’est en définissant les contours des responsabilités ou des missions de chacun que l’équilibre peut être atteint au sein du couple et du foyer. Certes, les tâches ne seront peut-être pas faites comme vous l’auriez fait vous même mais il faut savoir lâcher prise. Déléguer est l’une des clés de la réduction de la charge mentale. Si le conjoint participe déjà aux tâches domestiques, il peut être intéressant de faire aussi participer les enfants en âge d’aider en leur confiant des missions accessibles (vider le lave-vaisselle, dresser la table etc.) Ce sont autant de tâches qui les responsabilisent et leur permettront, filles comme garçons, de se créer des routines très utiles plus tard. 

2/ Prendre du temps pour soi

Les femmes ont souvent de multiples rôles à endosser : mère, salariée ou entrepreneuse, épouse, logisticienne… Et bien souvent elles en oublient qu’elles sont avant tout une femme. Prendre du temps pour soi au cours des journées (s’octroyer 1h pour une session de sport, des soins du corps, du visage et un bain, la lecture d’un bon livre, le visionnage d’un film…) est primordial. Petite astuce : effectuer des exercices de respiration permet de réguler les émotions, faire descendre la tension et être plus zen.

3/ Positiver en toutes circonstances

Il peut parfois être compliqué de voir le verre à moitié plein. Lorsque l’on a eu une longue journée, que l’on est fatigué, et qu’il faut encore faire faire les devoirs au petit dernier… Pourtant, la culture de la psychologie positive permet de renforcer les émotions positives tout en éprouvant une plus grande joie de vivre. Pour cela, rien de plus simple : Concentrez-vous sur les petits détails de la vie qui vous rendent heureux. Chaque petite chose compte, aussi minime soit-elle. C’est ce changement de regard sur la vie qui influe en grande partie sur votre comportement, vos pensées et le déroulé de votre journée. Alors, qu’est-ce qu’on attend pour être heureux ?

La charge mentale dans le milieu professionnel

C’est quoi, la charge mentale au travail ?

Selon le site officiel de Prévention pour la santé et la sécurité au travail, dans son travail, tout collaborateur supporte une charge physique et mentale. Si la charge physique est assez facile à définir et à mesurer, il n’en est pas de même pour la charge mentale pour laquelle interviennent de multiples facteurs et leurs interactions qui rendent difficiles l’appréciation objective des exigences et des pressions psychologiques exercées sur le psychisme du travailleur. L’excès de charge mentale génère des conditions de travail stressantes, responsables de risques psychosomatiques. En cause :

  • les nouvelles formes d’organisation et de management, 
  • les nouvelles technologies, 
  • la tertiarisation croissante des emplois, 
  • une intensification et une densification du travail dans une économie mondialisée et très concurrentielle.

La charge mentale se situe au croisement de plusieurs facteurs, comme :

  • une très forte sollicitation, beaucoup d’attention, de la concentration, de la compréhension, de l’adaptation, de la minutie, de la rapidité et de la réactivité,
  • de grandes responsabilités sans pour autant diminuer le contrôle de la hiérarchie,
  • les relations entre collègues.

C’est une réalité que chaque manager et chaque collaborateur doit garder en tête afin de ne pas se laisser envahir au risque d’un épuisement aussi appelé burn-out. Depuis mars 2020 les risques psycho sociaux au travail ont été multipliés par l’impact de la crise sanitaire et les répercussions du confinement brutal. 

Quels sont les dangers de la charge mentale ?

A la longue, la charge mentale accumulée au travail au cours des différentes expériences peut être dangereuse. Elle est plus difficile à déterminer que la pénibilité physique, et elle dépend généralement de la personnalité et du caractère de chacun. Une charge mentale excessive, dans le cadre du travail peut conduire à des conditions professionnelles stressantes et ainsi générer des troubles :

  • physiques (musculo-squelettiques, AVC, migraines)
  • psychologiques (isolement, anxiété, irritabilité, troubles du sommeil)
  • du comportement (troubles alimentaires, hyperactivité ou apathie)

A terme, ces troubles peuvent amener un collaborateur au burn-out. Cependant, des solutions existent pour réduire cette charge mentale qui peut s’avérer nocive.

4 leviers d’action pour réduire la charge mentale au travail 

1/ S’accorder des pauses

Que ce soit des pauses de 5 à 15 minutes au cours de votre journée de travail ou une demie-journée de temps en temps, il est primordial de prendre du temps pour s’arrêter, et prendre soin de soi. Cela vous permettra de faire le plein d’énergie afin de revenir en pleine forme sur vos missions. Il s’agit de vous aménager un temps de qualité et de récupération personnelle. Veillez à ne pas utiliser ces moments pour compenser sur les tâches domestiques que vous ne parvenez pas à déléguer.

2/ Prioriser et hiérarchiser les actions 

Rien de tel pour appréhender sereinement sa journée de travail que de prioriser. Et pour cela, le mieux reste de faire des listes de tâches à effectuer. Ces listes vous permettront d’avoir une vision globale de votre journée et d’y voir plus clair. Une autre astuce : le vision board. Véritable moyen de façonner son esprit et de se concentrer sur ses intentions, le vision board vous permettra également de faire le vide dans votre esprit et d’être plus productif. Et en fin de journée ou de semaine, la psychiatre Aurelia Schneider vous propose de faire une “did list”, reprenant toutes les actions et tâches que vous avez réalisé. Une bonne façon de relativiser !

3/ Déléguer en définissant un cadre précis

En tant que manager, il est important de donner à ses collaborateurs des marges de manœuvre dans la réalisation de leur travail, et de leur donner entière confiance. Pour cela, il peut être intéressant de leur déléguer en reconnaissant leur expertise sur certains sujets. Pour éviter les écueils, veillez à énoncer clairement vos attentes en termes de réalisations, de livrables et de délais. Si ces éléments sont réunis, alors le résultat est gagnant-gagnant. En effet, le manager réduira sa charge mentale en déléguant quelques-unes de ses missions à un collaborateur autonome et rassuré de ses capacités à pleinement satisfaire son manager. 

4/ Travailler la proximité 

Que vous soyez manager ou collaborateur, la communication de proximité est capitale.  Dans le contexte actuel où les échanges informels se font plus rares du fait du télétravail et des principes de distanciation sociale, l’enjeu des équipes qui performent se situe dans la capacité à fédérer autour d’un projet commun. L’écoute, l’adaptabilité et l’empathie sont désormais des soft skills précieuses pour surmonter l’instabilité permanente génératrice de craintes et de désengagement des équipes. Il faut donc innover pour créer de nouveaux formats ou des sas d’échanges permettant à chacun d’évoquer les difficultés auxquelles chacun doit faire face et envisager des solutions collectivement. Faire preuve de gratitude et encourager ses équipes ou ses collègues sont deux attitudes primordiales dans le climat d’incertitude qui accroît la charge mentale professionnelle. Il sera bénéfique de faire perdurer ces moments de communication afin que le collaborateur puisse évoquer ses points de blocage et que le manager puisse éventuellement déceler une charge de travail inadaptée et dangereusement trop intense.